Le passage à l’examen théorique européen vise à rendre les compétences des télépilotes plus comparables d’un pays à l’autre. Pour les opérations en catégorie spécifique, le CATS constitue le volet théorique associé aux scénarios standards européens.
Cette standardisation ne remplace ni la préparation pratique ni l’analyse du site de vol. Elle aide plutôt le télépilote à relier réglementation aérienne, procédures opérationnelles et sécurité aérienne avant de choisir un cadre adapté.
À retenir :
- CATS requis pour les opérations relevant des scénarios standards européens
- Examen théorique de quarante questions et seuil de réussite de 75 %
- Formation pratique complémentaire selon le scénario STS choisi
- Distances au sol à prévoir selon la hauteur et la masse du drone
Examen théorique européen CATS : objectifs et accès
La standardisation des connaissances prend son sens lorsque le pilote prépare une mission relevant de la catégorie spécifique. Elle établit une base commune, sans effacer les règles opérationnelles propres à chaque scénario.
Les compétences évaluées par le CATS
Dans ce cadre, l’examen vérifie que le candidat sait anticiper les risques, et pas seulement manier les commandes. Selon les informations de la DSAC fournies pour ce sujet, l’épreuve comporte quarante questions et exige au moins 75 % de bonnes réponses.
Les domaines abordés associent réglementation aérienne, facteurs humains et connaissances techniques. Un télépilote qui prépare une inspection de toiture, par exemple, doit aussi comprendre les limites météo et les mesures de protection au sol.
Les compétences sont réparties entre plusieurs matières, plutôt que concentrées sur la seule conduite de l’aéronef.
Domaines théoriques du CATS :
- Réglementation aérienne et procédures opérationnelles
- Limites des performances humaines et météorologie
- Connaissances générales sur les UAS et performances en vol
- Atténuation des risques au sol et pendant le vol
Conditions préalables et validité du titre
Avant de s’inscrire, le candidat doit détenir l’attestation OPEN A1/A3 ou le brevet d’aptitude de pilote à distance. Cette condition distingue les bases de la catégorie ouverte des exigences plus poussées de la catégorie spécifique.
Les données réglementaires communiquées pour la mise à jour indiquent une validité de cinq ans pour le CATS, avec renouvellement à prévoir. Selon l’EASA, les règles européennes organisent les opérations selon leur niveau de risque, ce qui explique l’existence de qualifications distinctes.
Le CATS valide la théorie, mais l’aptitude à exécuter un scénario se vérifie également en pratique.
Scénarios STS-01 et STS-02 : exigences opérationnelles
Une fois la base théorique acquise, le choix entre STS-01 et STS-02 dépend notamment du maintien à vue et des caractéristiques de la mission. Selon la DSAC, chaque scénario associe limites de vol, matériel adapté et compétences pratiques précises.
STS-01 : vol en vue et zone au sol contrôlée
Le STS-01 concerne les vols en vue directe, jusqu’à 120 mètres de hauteur, dans une zone terrestre contrôlée. L’exploitant doit pouvoir s’assurer que seules les personnes concernées se trouvent dans cette zone.
L’UAS doit relever de la classe C5 et intégrer les équipements requis, notamment un système indépendant de fin de vol et un parachute ou dispositif équivalent. Le télépilote doit détenir le CATS et la formation pratique correspondante, puis vérifier le système de fin de vol avant l’opération.
Les limites de hauteur ne suffisent pas à définir l’emprise sécurisée : la masse de l’appareil compte également.
STS-02 : vol hors vue dans un cadre défini
À la différence du STS-01, le STS-02 autorise le vol hors vue dans les conditions prévues, notamment hors agglomération. La visibilité minimale indiquée est de cinq kilomètres, avec une distance maximale de un kilomètre entre le pilote et l’appareil, ou deux kilomètres avec observateur coordonné.
Ce scénario exige un UAS de classe C6, une trajectoire programmée et un système de fin de vol indépendant, surveillé et testé. Les données transmises fixent également une vitesse maximale de 50 mètres par seconde et une hauteur maximale de 120 mètres.
Les deux scénarios nécessitent une zone de contingence et une zone tampon calculées selon l’opération.
Repères des scénarios standards européens :
| Critère | STS-01 | STS-02 |
|---|---|---|
| Type de vol | À vue directe | Hors vue, selon conditions |
| Classe d’UAS | C5 | C6 |
| Hauteur maximale indiquée | 120 m | 120 m |
| Exigence opérationnelle notable | Zone terrestre contrôlée | Trajectoire programmée et test du FTS |
Préparer la pratique, les distances et le cadre de vol
Les limites des scénarios prennent une dimension concrète lors de la préparation du site et du matériel. Selon l’EASA, les PDRA offrent des cadres préétablis d’évaluation des risques, tandis que certaines missions exigent une analyse SORA.
Calculer les zones de contingence et les zones tampons
La zone d’évolution est d’abord délimitée, puis complétée par une zone de contingence d’au moins dix mètres selon le terrain. Une zone tampon supplémentaire protège les tiers face aux risques au sol, et sa largeur augmente avec la hauteur et la masse.
Le barème transmis distingue deux catégories de masse, mais formule les seuils avec un chevauchement à dix kilogrammes. Pour ce cas précis, il faut vérifier la consigne applicable auprès de l’autorité avant de dimensionner la zone.
Largeurs de zone tampon indiquées dans les données réglementaires fournies :
| Hauteur de vol | UAS jusqu’à 10 kg | UAS à partir de 10 kg |
|---|---|---|
| 30 m | 10 m | 20 m |
| 60 m | 15 m | 30 m |
| 90 m | 20 m | 45 m |
| 120 m | 25 m | 60 m |
Choisir une voie adaptée aux missions hors STS
Quand une opération ne correspond ni au STS-01 ni au STS-02, l’exploitant peut devoir recourir à une SORA ou à un PDRA adapté. Selon l’EASA, ces évaluations structurent l’examen du risque et des mesures de réduction nécessaires.
La formation pratique porte sur la préparation du vol, les vérifications de l’UAS, les procédures d’urgence, la maîtrise des trajectoires et les actions après-vol. Pour un chantier d’inspection, cette méthode oblige l’équipe à valider le périmètre, tester le matériel et organiser le débriefing avant de démarrer une mission réelle.
Repères de préparation avant le décollage :
- Planification de mission et contrôle des zones applicables
- Vérification de l’UAS et test du dispositif de fin de vol
- Briefing des urgences et coordination des observateurs éventuels
- Inspection après-vol et consignation des écarts constatés